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Guerre civile française (1962-1975)

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AAF PCF-FLN-ALN Gouvernement français

Les débuts, et l'exil de de GaulleModifier

Nord Atlas - Sauts.jpeg

Sauts de parachutistes venant d'Algérie sur le sud de la France

Le 23 avril 1961, les généraux Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller proclament le gouvernement de de Gaulle "Traître à la France" pour avoir mené secrètement des négociations avec le FLN. Des révélations sur celles-ci, avec des rumeurs d'abandon des colons et des indigènes soutenant la France et le payement par les sociétés pétrolières de sommes aux indépendantistes pour qu'ils ne touchent pas aux installations pétrochimiques, par la presse font qu'une partie de l'armée française se soulève en faveur de l'Algérie française.

Le lendemain alors que le président de la république se rend à la télévision pour prononcer un discours afin de condamner le coup d'état, les casernes proches de Paris et la foule en colère des partisans de l'Algérie française prennent d'assaut, aidés de militaires, l'Assemblée nationale.

Putsch d'Alger 1961.jpg

Les 4 généraux d'Alger

Les parachutistes arrivent par avion sur la métropole après un ravitaillement en Corse et prennent d'assaut les bases de la police. Les députés sont évacués, et de Gaulle est évacué in extremis par ses partisans et la garde nationale à l'aéroport d'Orly où il prend un vol pour Londres.

A Alger, les généraux créent l'Armée de l'Algérie Française et appellent les Français à prendre les armes contre le gouvernement. Le tiers des effectifs se joignent au soulèvement, ceux qui ne le souhaitent pas désertent ou fuient dans les bases françaises en Allemagne de l'Ouest.

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Drapeau de l'AAF

Une grande partie des députés quittent la France et rejoignent de Gaulle au Royaume-Uni, une poignée dont Jean-Marie Le Pen soutient le putsch , le PCF appel à la résistance nationale contre "le coup d'état fasciste". Depuis Marseille, les parachutistes de l'AAF prennent le contrôle du sud du pays peu à peu et procèdent à des arrestations contre les cadres du PCF. La junte militaire d'Alger est toutefois coupée de ses ravitaillements avec Paris et les communistes parisiens se soulèvent contre l'armée. Maurice Thorez arrive après deux semaines de combats de rues à reprendre la capitale avec l'aide des Francs-Tireurs et Partisans qui affluent de la province, il y a plus de 11 000 morts. Le 10 juin, il proclame la république populaire de France place de la Concorde.

Sur le plan internationalModifier

Rpf.png

Drapeau de la République Populaire de France

Les partenaires occidentaux de la France ne savent d'abord comment réagir devant l’aggravation des événements dans ce pays membre du conseil de sécurité des Nations Unis et se contentent d'évacuer leurs ressortissants et de sécuriser les installations de l'OTAN sur le territoire national tout en continuant publiquement à considérer De Gaulle comme le représentant légitime de cette nation.

Le président Kennedy ayant à gérer le désastre de la baie des Cochons du 17 avril 1961 reste au tout début attentiste et ordonne aux troupes américaines en France - dans l'immense majorité des unités de l'USAF - de rester dans leurs bases et d'évité toute provocation

Le Politburo voit lui d'un bon œil la possibilité de faire passer la France dans son orbite et Khrouchtchev envisage de ressortir les méthodes utilisées durant la guerre d'Espagne avec l'envoi direct de conseillers militaires auprès des FTP et en attendant apporte un soutien matériel et moral au PCF et au niveau diplomatique de De Gaulle qui tente de reconstituer ses forces à partir des unités restées fidèles, soit la majorité de la Marine Nationale, celle ci hésitant toutefois à couler les transports entre la France et l'Algérie, et les Forces Françaises en Allemagne. Une des premières initiatives des forces gaullistes fut le sabotage des installations servant à la création de la force de dissuasion, les trois prototypes de bombe A sur le site de Reggane sont rendu inopérantes et les principaux physiciens chargé du programme sont exfiltré avec l'aide de la CIA qui surveillé de très prés l'initiative française d'avoir une force nucléaire indépendante.

Lors du sommet de Vienne le 3 juin 1961, les deux dirigeants des superpuissances prirent des positions dures. Le jeune président américain étant convaincu que permettre que la France rejoigne le bloc de l'Est signerait une défaite majeure pour l'OTAN dont les membres Européens seraient prit entre deux fronts. Et surtout, sur le plan intérieur, après les accusations de lâchage des anticastristes, il ne peut se permettre un autre désastre sur le plan de la politique extérieure.

Des membres du Parti Communiste Italien rejoignent leurs camarades en France tandis que l'Espagne de Franco et le Portugal de Salazar soutiennent, dans la limite de leurs faibles moyens et discrètement pour ne pas courroucer les États-Unis, l'AAF qui reste très isolée sur le plan international.

Au Maghreb, les représentants politiques du FLN exilés en Tunisie décident de profiter de la situation pour reconstituer leurs forces militaires et ainsi reprendre la lutte contre "l'occupant Français". Contact est pris avec le gouvernement de la RPF pour obtenir de l'aide. Maurice Thorez accepte de fournir des armes au FLN et promet l'indépendance de l'Algérie une fois l'AAF vaincue. Le Gouvernement soviétique s'engouffre dans la brèche et envoie en Tunisie des conseillers militaires pour aider à l'instruction des troupes de l'ALN. L'objectif fixé par le Politburo est de pouvoir reprendre les actions militaires dès janvier 1963.

Le 1er septembre 1961, L'AAF envoie aux États-Unis le général Salan comme émissaire auprès de l'administration Kennedy qui jusqu'ici persiste dans son refus de reconnaître un État Français non élu démocratiquement. En octobre 1961, les États-Unis assurent à De Gaulle leur soutien inconditionnel et renvoient Salan à Alger. L'AAF coupée de l'appui des États-Unis se trouve dans l'impossibilité de prendre le contrôle du nord de la France. Sans armes et dollars sa situation est critique fin 1961. Des pourparlers s'engagent donc avec De Gaulle pour restaurer la souveraineté Française.

Au plan intérieur: situation en France: juin 1961 - décembre 1961 Modifier

La France est dès juin 1961 coupée en deux zones. Au sud, l'AAF a pu s'installer fermement dans les départements de la côte méditerranée et, avec l'appui des espagnols, est arrivée à contrôler les départements des Landes (40), du Gers (32), des Hautes-Pyrénées (65), des Pyrénées-Atlantiques (64), la Haute-Garonne (31) et l'Ariège (09). Dans les autres départements, le RPF a réussi à installer ses représentants politiques et militaires.

Dans les départements sous son contrôle, la RPF ordonne aux membres du parti communiste de s'emparer des leviers étatiques. De nombreux préfets sont emprisonnées ou fusillés. Sur la période considérée, on estime à 15000 le nombre des victimes de la purge engagée par le PCF.

Le 12 septembre 1961, au congrès de PCF, tenu au château de Versailles, Maurice Thorez annonce officiellement la dissolution de la 5ème république, la suppression de toutes les formations politiques non communistes, l'adoption de l'Internationale comme hymne de la RPF ainsi que la nationalisation de l'ensemble des moyens de production afin de reprendre "aux fascistes les territoires français perdus". Il est demandé aux forces armées des États-Unis de quitter la France. La durée du service militaire obligatoire est portée de 4 ans.

Le 4 novembre 1961, le premier ministre Henry Rol-Tanguy annonce la création d'un comité de refonte du système juridique Français. Cette structure a pour objectif de réformer l'organisation judiciaire et les codes civil et pénal. La direction de ce comité est confiée à Georges Marchais. Le première proposition de cet organisme est de proposer la création de tribunaux populaires chargés de statuer sur les crimes des dirigeants de la 4ème et de la 5ème République. Vincent Auriol et René Coty seront condamnés à 20 ans d'emprisonnement en décembre 1961. De Gaulle est condamné par contumace à la peine capitale.

A Alger, le gouvernement militaire cherche une solution diplomatique pour rompre son isolement. Des escarmouches avec des éléments armés sont quotidiennes sur la frontière tunisienne. Le général Salan, de retour des États-Unis, propose aux généraux Challe, Jouhaud et Zeller de renouer avec de Gaulle pour mettre fin à cette crise qui les dépasse.

Fin novembre 1961, dans le plus grand secret, Constantin Melnik, coordinateur des services secrets auprès de Michel Debré, se rend à Alger pour engager les pourparlers avec les responsables de l'AAF. Le 18 décembre 1961, est annoncée à Alger la création d'un gouvernement d'union nationale (GUN). La constitution de la 5ème république est confirmée et de nouvelles élections prévues pour juin 1962. De Gaulle reprend les commandes et nomme à la tête du GUN Michel Debré. Le général Salan est nommé ministre de la défense. Les troupes françaises sont placées sous le commandement du général Massu.

Janvier 1962: le tournant. Modifier

Le 2 janvier 1962, en réponse à la création du GUN, Maurice Thorez annonce que la RPF désire devenir membre du Pacte de Varsovie. Il demande à l'Union soviétique de faire parvenir en France des troupes pour résister à la pression des fascistes d'Alger et gouvernement "national-socialiste de De Gaulle". L'URSS accède à la demande de Thorez qui dans le même temps entame un blocus des bases américaines et canadiennes de l'OTAN en France.

Le 6 janvier, le président Kennedy, après concertation avec son état-major, demande au NORAD de placer son pays en DEFCON 2. Dans le même temps, la Grande-Bretagne place ses troupes en état d'alerte. La Royal Navy est déployée dans la Manche et en mer du Nord. Harold Macmillan, Premier ministre conservateur de la Grande-Bretagne, dans un discours célèbre à la chambre des communes déclare :" Time has come once again to choose between freedom or slavery. I already did my choice...:" .

Le 7 janvier, un convoi de transport de troupes et de matériels soviétiques en route pour Le Havre et Dunkerque est repéré en mer Baltique par un avion Fairey Gannet ouest-allemand.

Le 8 janvier, le Général de Gaulle demande officiellement aux États-Unis une aide militaire et financière. Le gouvernement américain accepte.

Le 13 janvier, les forces de l'OTAN stationnées en RFA se massent à la frontière française. Le général De Gaulle, refusant de revivre les affrontements fratricides de 1941 en Afrique, demande le remplacement de ses troupes de première ligne par des unités britanniques et américaines.

Konrad Adenauer, chancelier de la RFA, tente une médiation entre les belligérants mais sans succès. L'ONU discute vainement sans pouvoir apaiser les tensions.

Le 14 janvier, le monde croit basculer dans une guerre généralisée quand un bâtiment de la Royal Navy grenade un sous marin au large d'Anvers. Le monde retient son souffle mais le sous marin n'est pas de la flotte soviétique. Le bâtiment envoyé par le fond est un des rares navires de la RPF qui s'est aventuré trop près de la flotte anglaise. Ce bâtiment de la classe Aurore sombre entraînant au fond de la mer du Nord son équipage et les espoirs de la RPF de trouver un soutien ferme de l'URSS.

Comprenant que l'OTAN à la ferme intention de s'opposer au passage du convois et que le risque d'un conflit nucléaire est trop fort, le gouvernement soviétique ordonne à ses navires de rebrousser chemin le 15 janvier. La tension baisse...

Le 16 janvier, le gouvernement de la RPF lève le blocus des bases de l'OTAN en France et les forces américaines passent en DEFCON 3.

Toutefois, le 17 janvier à l'aube, dans les rues d'Alger, la DS du général De Gaulle est l'objet d'un attentat perpétré par des membres du FLN armés par la RPF. Le général succombe dans la nuit.

Le 18 janvier, le président du Sénat Gaston Monnerville devient Président de la République par intérim. D'origine Guyanaise, avocat reconnu et talentueux, militant des droits de l'homme, il est le premier homme de couleur amené à diriger l’Exécutif de l’État Français. Il va considérablement influer sur l'avenir de son pays.

18 janvier 1962 - 1er janvier 1963: La mutation de l’État Français Modifier

Gaston Monnerville fixe comme priorité à Michel Debré d'organiser les élections présidentielles comme prévu par l'article 7 de la constitution de 1958. L'élection est décidée pour le 28 février 1962 sur l'ensemble des départements et territoires contrôlés par les ex-forces de l'AAF.

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AMX-13 équipé de missiles SS.11 du 8e régiment de Dragons stationné en Allemagne de l'Ouest en attente de transfert pour l'Algérie. Il rejoindra ensuite Marseille après entrainement.

Le président par intérim demande aux États-Unis et à la Grande-Bretagne d'assister la marine Française pour le transfert de ses forces stationnées en RFA vers l'Algérie et les ports de Marseille et Toulon. Il demande au général Franco de retirer ses troupes du sud de la France pour laisser la place aux forces de Massu.

Le résultat des élections présidentielles du 28 février 1962 confirme Gaston Monnerville dans ses fonctions pour un mandat de 7 ans.

Dès lors, il entame une politique de redressement national et fait modifier la constitution de 1958 pour faire non seulement face à la RPF mais aussi mettre fin au conflit en Algérie.

Dès lors, son gouvernement, toujours mené par Michel Debré, va travailler dans l'ombre pour mettre en œuvre ses directives. A la conférence de Rome du 20 au 25 mars 1962, le président Monnerville propose de créer 7 états fédérés: la République de France, la République d'Algérie, la République des Antilles françaises, la République de Guyane française, la République de Nouvelle Calédonie, la République de la France-Pacifique et la République de la Réunion. Chaque état sera compétent en matière de police, justice, éducation, fiscalité, action économique locale, santé et action sociale. L’État fédéral assurera la coordination des politiques des états fédérés et sera seul compétent en matière de défense et d'affaires étrangères.

La nouvelle constitution ayant lieu sur les territoires controlés par le gouvernement est adoptée par référendum le 15 octobre 1962 avec 62% de oui et entre en application le 1er janvier 1963. Gaston Monnerville est élu premier président de la Fédération des États Français (FEF).

Le gouvernement fédéral s'installe provisoirement à Alger.

Cette nouvelle architecture met définitivement fin à la crédibilité du FLN mais relance le conflit avec la RPF.

Opérations militaires en France: novembre 1962 - avril 1964 Modifier

Suite à l'assassinat du général De Gaulle et jusqu'à la fin de l'année 1962, les opérations militaires vont se limiter à de simples escarmouches. La RPF ne dispose pas des moyens nécessaires pour s'assurer du contrôle des départements du sud de la France. Suite au retrait du soutien direct de Moscou (cf janvier 1962: le tournant), ses approvisionnements stratégiques coupés, la RPF se retrouve isolée en Europe de l'Ouest. La création de la FEF coupe l'herbe sous le pied du gouvernement Rol-Tanguy. A contrario, le soutien financier et militaire des États-Unis commence à arriver en Afrique du Nord.


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Les M47 d'un des régiments de chars de combat de la 1ère armée. en ligne avant la grande offensive.

En novembre 1962, l'armée du général Massu lance une vaste offensive en direction de Bordeaux. L'armée de la RPF n'est pas en mesure de stopper l'avance de la 1ère armée, les hélicoptères Alouette II équipés de missiles SS.11 bien que vulnérables face à une DCA vont se révèler très efficaces pour détecter et détruire les bouchons antichars des FTP. Bordeaux est libéré le 24 décembre 1962, quelques jours seulement avant l'entrée en vigueur de la constitution fédérale. Plus à l'Est, la deuxième armée française partie de Toulouse s'empare d'Albi, Rodez et Mende.

Au large, la flotte fédérale des états français et la Royal Navy combinent leurs efforts pour organiser un blocus des côtes. L'étouffement des approvisionnements de la RPF se renforce jours après jours.

Progressivement les troupes communistes reculent devant la pression des forces fédérales. Le 1er mars 1963, le général Massu rend compte au gouvernement de la libération totale du département de la Dordogne (24). Limoges est prise le 26 mars et Angoulême le 27. Les colonnes blindées fédérales libèrent des villes dont les infrastructures ont été bien souvent détruites. Les populations comparent les exactions commises par les communistes à celles perpétrées par la "SS" et la milice.

Le 6 juin 1963, une brigade fédérale amphibie appuyées par les parachutistes du général Bigeard débarque en Vendée. Le 8 juin, les forces communistes encerclées à la Roche sur Yon se rendent. Pour éviter un désastre, l'armée de la RPF se replie au Nord de la Loire, c'est la panique...

Les dernières poches de résistance au sud de la Loire sont petit à petit réduites. Fin décembre 1963, le haut commandement militaire fédéral estime à quelques mois le temps nécessaire pour reprendre le contrôle de l’hexagone.

Avec le soutien des États-Unis et des livraisons importantes de blindés et d'artillerie autoportée, la 3ème armée fédérale, créée en février 1963, passe à l'offensive en janvier 1964 et s'empare de Lyon le 2 avril 1964.

L'espoir: décembre 1964 Modifier

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Timbre soviétique à l'effigie de Thorez.

La fin de l'année 1964 voit les opérations terrestres ralentir et une intense campagne aérienne s'engager pour réduire les capacités militaires de la RPF. Exsangue, militairement à la limite, le gouvernement communiste sollicite une cessation des hostilités le 21 novembre 1964. Une rencontre entre Maurice Thorez et Gaston Monnerville est organisée le 2 décembre 1964 sur la base américaine de l'OTAN de Châteauroux. Le président de la FEF impose une reddition sans condition et offre à Thorez un sauf conduit pour la destination de son choix. Il lui laisse 48 heures pour accepter son offre sous peine d'autoriser l'armée fédérale à poursuivre ses actions offensives.

Le 4 décembre 1964, Maurice Thorez s'envole pour Moscou. Le 5, les troupes fédérales reprennent leur marche vers le nord sans aucune opposition armée. Paris est sous le contrôle des parachutistes de Bigeard le 7 décembre. Thorez, déjà affaiblie par une longue maladie et ne tenant plus que par la force de sa volonté décède le même jour en apprenant la nouvelle.

Le 15 décembre, la 2ème armée Fédérale prend possession de Lille, tandis que la 3ème fait jonction avec les forces de l'OTAN sur le pont de Kiel le 18 décembre. Le gouvernement fédéral s'installe au Château de Vincennes le 22 décembre 1964 après 42 mois de guerre.

Janvier 1965 - mars 1965 Modifier

Bien que le territoire national soit libéré les troubles ne cessent pas.

L'avancée des troupes fédérales a été facilité par l'effondrement rapide des structures militaires de la RPF. Toutefois, de larges zones du territoire de la république de France ne disposent pas de forces de sécurité assez bien organisées et équipées pour tenir le terrain, rétablir l'ordre et protéger les populations. Aux pillards ordinaires, soldats démobilisés de l'armée de la RPF, s'ajoutent des unités communistes mobiles qui dès la première quinzaine de janvier 1965 vont commencer à mener des actions de sabotage et de harcèlement des forces fédérales.

Le 17 janvier 1965, un convois de ravitaillement en carburant circulant sur la Nationale 23 en direction d'Angers (49) fait l'objet, à hauteur de la petite commune de Pellouailles-les-vignes, d'une attaque violente par un commando d'une trentaine d'hommes. Sur les 25 citernes du convois, seules 5 parviennent à s'extirper du brasier. Le bilan humain est lourd. Côté militaire, 45 soldats fédéraux sont tués et 50 autres blessés. Parmi les civils, on dénombre 49 morts dans l'incendie qui ravagera pendant deux jours le village et ses alentours.

Le dimanche 24 janvier 1965, l'église de Sucé-sur-Erdre (44) est soufflée par une explosion à l'heure de l'office. On retrouve dans les décombres 82 victimes et 47 blessés graves. Pour les experts du génie envoyés sur place, l'utilisation d'explosifs militaires ne fait aucun doute. Des affiches placardées sur les murs de la mairie de Sucé sur Erdre, revendiquant cette dernière action au nom du "commando Robespierre", sont retrouvées le lendemain par les gendarmes.

Dans l'ouest de la France, entre le 25 janvier et le 2 février, 10 autres attaques meurtrières sont réalisés et revendiquées de façon semblable.

Pour répondre à ces exactions, l'état de siège est décrété dans le grand Ouest par le gouverneur par intérim de la république de France fraichement nommé: François Mitterrand.

Parallèlement, le gouvernement fédéral décide le maintien sous les drapeaux des réservistes mobilisés depuis 1962 et le transfert de la 1ère armée fédérale sur zone. La Brigade Bigeard installe son état-major à Angers dans les bunkers du château de Pignerolles (ex QG de la Kriegsmarine pendant la 2e guerre mondiale).

Les autres régions françaises sont moins touchées par des actions clandestines.

Les services de renseignement découvrent rapidement que les plus déterminés des anciens soldats de la RPF se regroupent dans les pays de la Loire, en Bretagne et en Normandie. Quelques arrestations sont réalisées par la gendarmerie mais les renseignements récupérés ne permettent par de déterminer avec précision le volume exact de la menace.

L'ennemi frappe fort et juste ce qui laisse à penser que des agents extérieurs l'encadrent. Preuve en est faite le 16 février, à l'occasion d'une opération de ratissage dans la forêt de Lanouée dans le Morbihan, quand un agent est-allemand est arrêté. A l'occasion des interrogatoires, l'homme en question, un dénommé Carsten Schmitt reconnait être un conseillé militaire envoyé par son pays en 1963 pour former les cadres de l'armée de la RPF et resté en France pour raisons privées mais il réfute une quelconque responsabilité dans les actions menées. La RDA demande la libération immédiate de son ressortissant dont elle avait perdu la trace lors des opérations militaires de 1964.

Quelques jours plus tard, des armes allemandes sont saisies dans un camion à la frontière Belge. Le torchon brule entre Vincennes et Berlin-est.

Au conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadeur de la FEF demande une condamnation de la RDA mais l'URSS oppose son droit de véto à cette résolution.

Le capitaine Carsten Schmitt est emprisonné. La RDA rappelle son ambassadeur et demande à la représentation française à Berlin-est de quitter son territoire.

Début mars, une nouvelle cargaison d'armes et de munitions est interceptée lors de son déchargement sur les plages au nord de St-Nazaire. 4 gendarmes sont tués lors cette opération mais deux ex officiers de la RPF sont capturés. Les deux hommes révèlent que les armes ont été déchargées par un sous-marin soviétique à 6 miles des côtes.

1965 : La réplique occidentale Modifier

Devant cette implication directe de l'Union Soviétique dans le soutien à une guérilla et d'actes de terrorisme en Europe Occidentale, les gouvernements de l'Alliance Atlantique décident une nouvelle fois d'apporter un soutien à la France. Mais en minimisant les risques d'une conflagration générale dont personne ne veut.

Des officiers de l'armée de terre française vétérans de la Résistance et de la lutte contre-insurrectionnelle en Indochine et Algérie ainsi que des anciens du FLN recrutés dans les forces de sécurité de la nouvelle république d'Algérie sont consultés à Vincennes pour établir un plan d'action visant à réduire ces mouvements communistes. Un corps de garde-cotes ressemblant les moyens des Douanes et de la Gendarmerie maritime se met en place pour surveiller les eaux territoriales et fouillé tout navires de pèche et cargos suspects.

Les opérations ''homo" du SCEDE ne se cachant même sous la façade de la ''Main rouge'' visant les trafiquants d'armes à travers l'Europe du nord et le bassin méditerranéen redoublent d'intensité.

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Escadre de lutte anti-sous-marine de l'US Navy en Atlantique Nord.

Les alliés ne voulant pas participé directement à ce qui reste officiellement une affaire intérieure française décident d'intensifier la surveillance du transit de marchandises venant de l'autre coté du rideau de fer, l'espionnage des ports de d'Europe de l'Est et d'organisé des manœuvres de lutte anti-sous-marine impromptu dans l'Atlantique Nord pour gêner au maximum le transit des sous-marins soviétiques venant de la Péninsule de Kola.

Les États-Unis, bien qu'impliqué de plus en plus au Viet Nam, décident d'améliorer au plus vite les lignes d'hydrophones du réseau SOSUS se situant du coté européen de l'Atlantique. Une nouvelle ligne de sonars est disposé de la Bretagne à la Galice pour détecté toute intrusion.

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